Alors que doit s’ouvrir, lundi 15 juin, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le salon Eurosatory, l’un des grands rendez-vous internationaux de l’industrie de défense terrestre, une nouvelle catégorie d’armement s’apprête à y faire discrètement son entrée. D’ordinaire, les véhicules blindés, les systèmes d’artillerie ou les dispositifs de lutte anti-drones suscitent le plus l’attention. Cette fois, les regards pourraient se porter sur des équipements qui n’avaient plus été mis en avant dans ce type de salon depuis la fin de la guerre froide : les missiles de portée intermédiaire.
Deux stands ont prévu d’en présenter des maquettes : celui du missilier européen MBDA et celui du franco-allemand ArianeGroup, surtout connu du grand public pour ses compétences dans le domaine spatial. Même si Eurosatory est spécialisé dans l’armement terrestre, c’est aussi un lieu important pour l’« aéroterrestre ». Ces dernières années, ce sont surtout les drones qui ont retenu l’attention. L’irruption des missiles de portée intermédiaire marque une nouvelle étape.
« Il y a un renouvellement complet du débat sur la frappe sol-sol », résume Paul Houot, responsable chez MBDA, des « frappes à longue portée », terme générique pour parler des armements permettant de tirer au-delà de 150 kilomètres. Dit autrement, dans le contexte de la guerre en Ukraine, les états-majors occidentaux considèrent qu’il n’est plus possible d’espérer défendre le territoire européen ou dissuader l’agressivité d’un pays comme la Russie par le simple envoi de forces au sol ou d’avions de chasse.
Il vous reste 81.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !