En 2025, la Marche des fiertés de Budapest avait été interdite par le gouvernement de Viktor Orban. Cela n’avait pas empêché une foule plus de 200 000 personnes d’y prendre part, une forme de “gifle pour le pouvoir”, constatait alors la presse européenne. L’édition de cette année sera en revanche bel et bien autorisée, rapporte The Guardian.
La police hongroise a fait savoir, vendredi 29 mai, qu’elle avait “donné son feu vert à la manifestation”, relève le quotidien britannique. Dans un communiqué transmis à l’agence de presse AFP, elle a indiqué qu’“aucun motif justifiant l’interdiction du rassemblement n’a été soulevé” après que les organisateurs l’ont informée de leur volonté de l’organiser le 27 juin prochain.
La Marche des fiertés de 2025 avait “fait la une des journaux du monde entier après que le parti Fidesz d’Orban a soutenu une loi – la première du genre dans l’histoire récente de l’UE – […] permettant d’interdire [ce type de manifestations], invoquant un besoin largement critiqué de protéger les enfants”, rappelle le journal londonien. Son autorisation apparaît donc comme un “revirement”, quelques semaines après le départ de Viktor Orban et l’arrivée au pouvoir de Peter Magyar, début mai.
La Hongrie “sur la bonne voie”
Conservateur proeuropéen, Magyar a promis un “nouveau départ” pour la Hongrie et s’est déjà exprimé en faveur de l’égalité et pour la liberté de rassemblement, note encore le Guardian. Mais il n’a “pas fait la moindre allusion aux Marches des fiertés, et son gouvernement, récemment formé, n’a pas non plus pris de mesures pour abroger la loi d’Orban interdisant ce type d’événements”.
Ce même 29 mai, le nouveau Premier ministre hongrois était à Bruxelles aux côtés de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a annoncé le déblocage pour la Hongrie de plus de 16 milliards d’euros gelés sous Orban sous condition de réformes, souligne Euractiv. “En l’espace de quelques semaines seulement, vous avez fait avancer des réformes attendues depuis longtemps”, a salué la dirigeante allemande.
Dans sa déclaration, Ursula von der Leyen a insisté sur la corruption, mais elle a également abordé la question des droits fondamentaux. “En ce qui concerne la loi sur la protection de l’enfance [utilisée pour interdire la Marche des fiertés et récemment condamnée par la justice de l’UE], il faudra prendre des mesures supplémentaires, mais nous sommes sur la bonne voie”, a-t-elle assuré.
En Hongrie, Peter Magyar veut empêcher tout retour au pouvoir de Viktor Orban
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