Dans le hall du Mathias Corvinus Collegium (MCC) de Budapest, un petit autel a été improvisé au milieu des sofas design pour appeler à signer une pétition de soutien. « Contrairement à ce que croit le grand public, le débat n’a jamais été bridé dans cette institution », assure l’une des petites notes colorées rédigées en hongrois. Pendant des années, le MCC fut le navire amiral du réseau de fondations financées par le gouvernement de Viktor Orban, l’ex-premier ministre nationaliste, afin de propager ses idées d’extrême droite en Hongrie et dans tout le monde occidental.
En ce mardi 14 juillet, ce cercle de réflexion, qui sert aussi d’internat d’excellence pour des milliers de jeunes Hongrois, s’attend à fermer ses portes d’un jour à l’autre, sur décision du gouvernement pro-européen de Péter Magyar, largement élu (avec plus de 53 % des voix) le 12 avril.
Les rares personnes qui acceptent de parler ont le moral dans les baskets. « Bien sûr que le MCC était associé étroitement avec le Fidesz [le parti de Viktor Orban] et qu’il y avait un alignement politique très clair, mais j’ai pu aussi y mener des recherches qui n’avaient rien de politique », défend Marco Crivellaro, un philologue italien. S’il avoue n’avoir « aucune information » sur le sort de son contrat expirant en décembre, il assure qu’il « aimerait bien » rester à Budapest.
Il vous reste 82.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !