Le Parlement hongrois a modifié, le 23 juin, la loi sur les médias de 2011 et enclenché la réforme de MTVA, l’audiovisuel public, façonné en outil au service de l’ancien pouvoir. Cette refonte “entend mettre fin au système qui permettait au gouvernement Fidesz d’utiliser les médias publics à des fins de propagande”, indique Telex. Au début du mois, le controversé directeur général de MTVA, Daniel Papp, quittait ses fonctions face à la restructuration en vue.

Le texte “supprime la société éditrice des médias publics et la société MTVA chargée de la production des contenus”, détaille Telex. L’organisation “sera scindée en deux entités”, dont l’agence de presse nationale MTI, séparée de MTVA. La législation crée un “conseil de contrôle de l’indépendance et de la gestion” incluant “trois membres désignés par le parti au pouvoir, trois par les partis d’opposition et trois par les organisations professionnelles”, ajoute le site.

“Les professionnels concernés n’ont pas été consultés” et “les représentants politiques seront majoritaires”, déplorait, avant l’adoption de la modification, la présidente de la Fédération nationale des journalistes auprès de Media1. La réforme “ne peut réussir” sans l’implication des salariés et des professionnels et “ne sera crédible que si elle ne remplace