Une semaine après le dépôt de l’amendement constitutionnel devant l’Assemblée nationale hongroise, la “supermajorité” du nouveau Premier ministre, Peter Magyar, défendait, le 27 mai, la limitation de l’exercice de la fonction de chef du gouvernement à une durée maximale de huit ans, soit deux mandats. La mesure, qui doit être mise au vote dans les prochains jours, concernerait Magyar lui-même, ses potentiels successeurs comme tous les titulaires du poste depuis la chute du régime communiste en 1990, parmi lesquels Viktor Orban, vaincu le 12 avril après seize ans au pouvoir.

“Il ne s’agit pas d’une règle visant des personnes, d’une vengeance politique, d’une disposition dictée par des intérêts politiques conjoncturels, mais d’une garantie constitutionnelle affirmant que la République doit être plus forte que n’importe quel dirigeant politique”, argumente le rapporteur, Marton Mellethei-Barna, repris par Portfolio. “Aucun acteur politique ne doit être inamovible”, appuie le député du parti Tisza, par ailleurs beau-frère de Peter Magyar.

“Forte demande de la société”

“Magyar tient l’une de ses principales promesses de campagne”, observe Telex, soulignant que Viktor Orban “ne pourrait plus jamais être Premier ministre”. Le candidat Peter Magyar s’était engagé à “restreindre à deux m