Le contrôle exclusif [de l’État] sur les armes devient une réalité”, titrait le 3 juin le quotidien irakien Al-Sabah. Le 27 mai, l’influent leader politico-religieux nationaliste chiite Moqtada Al-Sadr a annoncé la “séparation complète” de sa faction armée, les Saraya Al-Salam – les “Brigades de la paix”, en arabe –, de son organisation politique, le Mouvement national chiite, ainsi que sa “pleine intégration dans l’État”.

Encore plus marquant, la branche armée des Assaïb Ahl Al-Haq et les Kataëb Imam Ali, tous liés à l’Iran, ont annoncé cette semaine la création de comités chargés de procéder au désengagement du Hachd Al-Chaabi, la coalition paramilitaire créée initialement en 2014 pour combattre l’organisation djihadiste État islamique et officiellement intégrée à l’armée depuis, pour se placer directement sous l’autorité du commandant général des forces armées, à savoir le Premier ministre.

Et ce, souligne le quotidien Az-Zaman, “dans un contexte de pressions américaines sur Bagdad pour contrôler les armes de ces factions” soutenues par Téhéran, pressions qui se sont accentuées à la faveur de la guerre contre l’Iran dans laquelle le pays a été aspiré.

Le nouveau gouvernement en faveur du “monopole des armes”

Cependant, d’autres factions pro-Iran refusent catégoriquement de s