Depuis deux ans et demi, les observateurs ne cessent de prédire la chute du gouvernement israélien. À vrai dire, ils sont nombreux à la souhaiter. Et, finalement, ce sont deux partis ultraorthodoxes au sein de la coalition au pouvoir qui l’ont précipitée. Le 20 mai, la Knesset, le Parlement israélien, a voté en faveur du projet de loi visant à sa propre dissolution. Ce qui a déclenché le compte à rebours d’élections qui devraient se tenir en septembre ou en octobre. Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a encore la possibilité d’y faire obstacle. Mais, au mieux, il ne pourra gagner que quelques semaines de répit pour son gouvernement. Le mandat de la Knesset touchant à sa fin, des législatives doivent être organisées au plus tard le 27 octobre.
Les partis ultraorthodoxes ont donc joué le rôle de catalyseur, en réclamant une loi pour exempter de service militaire les étudiants des séminaires religieux. Nétanyahou était prêt à l’accepter, mais cette mesure très impopulaire auprès du public n’a pas réussi à rassembler suffisamment de voix. Beaucoup d’Israéliens considèrent que la soumission du gouvernement aux intérêts religieux se fait à leurs dépens. La question va occuper une place prépondérante dans la campagne qui s’annonce.
Il est remarquable que le gouvernement ait tenu
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