LETTRE D’ISTANBUL
Que la défaite est cruelle. Battu (0-1) par le Paraguay, pourtant réduit à 10 toute la deuxième mi-temps, l’équipe nationale turque a été éliminée, samedi 20 juin, de la Coupe du monde de football avant même d’avoir joué son troisième match de poule contre les Etats-Unis, prévu dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin. Deux défaites en deux matchs, aucun but marqué, le onze turc est passé complètement à côté de son sujet. Une impuissance que le jeune attaquant star du Real Madrid, Arda Güler, connu pour sa piété affichée, n’a su traduire que par ces mots, après la rencontre : « Oh mon Dieu, pourquoi ? »
Privée de Mondial depuis sa formidable épopée de 2002 – conclue par la troisième place –, la Turquie est tombée de très haut. Dans un pays où le football est qualifié de « deuxième religion » du pouvoir en place – moins en référence à l’équipe nationale qu’au système économique et clientéliste qui structure l’ensemble du football turc –, les attentes avaient été exacerbées à l’approche de la compétition.
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