Des manifestations ont éclaté, lundi 1er juin, autour de la base militaire de Laikipia, dans le centre du Kenya. Quelques centaines de protestataires s’opposaient à l’installation sur cette base aérienne, située près de la ville de Nanyuki, d’un centre de quarantaine destiné à accueillir des ressortissants américains potentiellement exposés au virus Ebola, qui sévit en République démocratique du Congo (RDC).
Le projet a d’abord été révélé par le Wall Street Journal, mardi 26 mai, avant d’être confirmé par l’administration américaine, qui a évoqué l’envoi de 30 soignants et 50 lits médicalisés. L’infrastructure « de pointe » doit permettre d’accueillir les Américains devant être évacués de RDC tout en restant en isolement, et ainsi leur éviter le voyage vers les Etats-Unis.
Le ministre de la santé kényan a de son côté confirmé, samedi, le projet d’installer un centre destiné à « renforcer les capacités de surveillance, d’isolement et de réponse aux urgences » face au virus Ebola, en partenariat avec les Etats-Unis. Washington a annoncé 13,5 millions de dollars (11,6 millions d’euros) pour soutenir le Kenya dans ses efforts de préparation.
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