“La France, comme d’autres anciens empires, n’arrivera jamais à se défaire du fardeau moral que constituent l’aventure coloniale et l’exploitation d’autres peuples”, écrit depuis l’Espagne La Vanguardia. “Se livrant à un nouvel exercice expiatoire”, Emmanuel Macron a organisé à l’Élysée, jeudi 21 mai, une réception pour le 25e anniversaire de la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Un texte porté par Christiane Taubira, alors députée de Guyane, et adopté en 2001. “Aucun autre pays ne l’avait fait jusqu’alors”, rappelle le quotidien centriste catalan.
Au cours de cette réception, il a soutenu l’abrogation du “Code noir”, nom donné à un ensemble d’édits royaux datant des XVIIe et XVIIIe siècles et qui organisait l’esclavage. “Je demande au gouvernement de faire sienne la proposition de loi visant à abroger le Code noir, qui doit être débattue le 28 mai prochain à l’Assemblée nationale”, a déclaré le chef de l’État. Porté par Max Mathiasin, député (membre du groupe Liot) de Guadeloupe, le texte a été adopté à l’unanimité en commission mercredi.
“Si l’abolition de l’esclavage en France en 1794, puis de nouveau en 1848, a rendu caduc juridiquement le Code noir, celui-ci n’a cependant jamais été retiré du droit français”, explique Le Temps. Ainsi,
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Jour “historique” aux Pays-Bas : le gouvernement présente des excuses pour le passé esclavagiste du pays
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