Nouveau revers pour le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. Mardi 19 mai, son prédécesseur José Luis Rodriguez Zapatero (2004-2011), figure tutélaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et encore très influent dans la vie interne de la formation, s’est retrouvé visé par une enquête pour trafic d’influence. Un véritable séisme pour les socialistes espagnols, déjà fragilisés par une série de défaites électorales et de scandales judiciaires.
Le tribunal de l’Audience nationale, la juridiction compétente pour les affaires sensibles, a convoqué M. Zapatero, le 2 juin, afin de l’entendre sur le sauvetage de la compagnie aérienne Plus Ultra durant la pandémie de Covid-19. C’est une première, dans le pays, pour un ancien premier ministre.
En mars 2021, cette compagnie modeste, qui ne desservait alors que l’Equateur, le Pérou et le Venezuela, avait bénéficié d’un prêt d’urgence de 53 millions d’euros d’argent public, accordé par le gouvernement Sanchez au titre des entreprises jugées « stratégiques » lors de la pandémie. Le choix de cette compagnie aux liens étroits avec le Venezuela avait, dès l’origine, suscité des interrogations.
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