EDF, opérateur de la centrale nucléaire de Gravelines (Hauts-de-France), a annoncé le 11 août l’arrêt de trois de ses réacteurs en raison d’un “épisode d’arrivée massive de méduses” en mer du Nord, dont l’eau sert à refroidir lesdits réacteurs. Les unités de production nos 3 et 4 se sont arrêtées automatiquement, tandis que l’unité de production no 2 a été arrêtée par ses équipes, détaille EDF.

Si le géant de l’énergie assure qu’il n’y a pas de “conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou sur l’environnement”, la nouvelle n’en a pas moins interpellé la presse internationale. À l’image du Times, qui revient sur la “crainte qu’un immense essaim de méduses n’obstrue les systèmes de refroidissement à eau” de cette centrale située entre Calais et Dunkerque, dont les six réacteurs à eau pressurisée de 900 MWe en font la plus importante d’Europe de l’Ouest.

Le quotidien britannique précise que la centrale a activé un protocole de sécurité établi après un épisode similaire survenu il y a un an, qui l’avait “contrainte à être mise à l’arrêt pendant dix jours”. L’incident avait alors poussé EDF à instaurer “de nouvelles techniques de surveillance et de dragage”, note l’agence Reuters, et à lancer un partenariat avec une association de pêcheurs ainsi qu’avec la