En direct Mercredi 10 Juin 2026
Géopolitique

Ethiopie : Au moins 11 civils tués, les autorités accusent un groupe rebelle

Les faits se sont déroulés entre le 31 mai et le 3 juin dans la région Oromia, en Ethiopie centrale. Les autorités accusent l’Armée de libération oromo, un groupe classé comme organisation terroriste par Addis-Abeba, qui avait annoncé vouloir perturber les élections législatives du 1er j

Ethiopie : Au moins 11 civils tués, les autorités accusent un groupe rebelle
HaitiCreoleRadio.com

Au moins 11 civils ont été tués par des hommes armés entre le 31 mai et le 3 juin dans la région éthiopienne de l’Oromia, ont affirmé samedi 6 juin à l’Agence France-Presse (AFP) trois témoins, les autorités fédérales accusant l’Armée de libération oromo (OLA), un groupe rebelle.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Ethiopie, l’élection très contrôlée du premier ministre sous la menace des conflits régionaux

Depuis 2018, les forces fédérales affrontent l’OLA, classée « organisation terroriste » par les autorités. Le groupe rebelle dit lutter pour les droits des quelque 40 millions d’habitants de l’Oromia, région la plus grande et la plus peuplée du pays où se trouve la capitale, Addis-Abeba. L’OLA avait annoncé son intention de perturber les élections législatives dans le pays d’Afrique de l’Est, qui se sont tenues le 1er juin.

Dans un communiqué publié vendredi, le bureau du premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a présenté ses « condoléances » à ceux qui ont perdu des « proches » dans ces attaques, avant d’accuser l’OLA. Le communiqué ne fournit aucun bilan. Jeudi sur X, l’OLA avait de son côté accusé les autorités fédérales d’avoir « encouragé et attisé les violences communautaires ».

Evalués à quelques milliers d’hommes en 2018, les effectifs de l’OLA ont largement augmenté ces dernières années. Mais les observateurs estiment la rébellion insuffisamment organisée et armée pour représenter une réelle menace pour le pouvoir fédéral éthiopien, bien que la capitale fédérale soit enserrée par l’Oromia. La zone d’Arsi avait déjà été le théâtre d’attaques. En novembre 2023, au moins 30 civils avaient été tués par des assaillants non identifiés.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « On risque sa vie même en allant au marché » : dans la région Oromia en Ethiopie, les civils sous le feu d’un conflit qui s’enlise

Le Monde avec AFP

S’abonner
Article précédent A Saint-Pétersbourg, le « Davos de Poutine » s’achève comme … Article suivant « Opération Pouchkine » : des livres anciens, des escrocs gé…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !