Le perron entouré de scotch rouge et blanc du Sun Palace, un immeuble cossu aux façades et moulures couleur crème, face à la mer, donne sur une porte éventrée. Mardi 30 juin, les vitres soufflées et le ballet des policiers, des démineurs et des brigades scientifiques marquent la violence de l’explosion survenue la veille au soir, en plein Monaco. Lundi 29 juin, juste avant 21 heures, une bombe cachée dans un sac à dos a explosé rue du Révérend-Père-Louis-Frolla, au moment où l’oligarque ukrainien Vadim Ermolaev, sa compagne, et leur fils de 13 ans rentraient chez eux.
L’homme d’affaires et l’adolescent sont dans un état grave tandis que le pronostic vital de la mère de l’enfant, gravement blessée aux jambes, est engagé. Deux autres personnes ont été légèrement blessées par les éclats de verre. Selon Stéphane Thibault, procureur général de Monaco – qui a pour l’instant refusé de confirmer l’identité des victimes –, il ne s’agirait pas « d’un attentat qualifiable de terroriste », mais plutôt d’un règlement de comptes lié au crime organisé. Une enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat et dépôt sur la voie publique d’engin explosif ». Mardi 30 juin en fin d’après-midi, les autorités françaises et monégasques étaient toujours « à la poursuite » du suspect qui aurait placé le colis piégé.
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