Six mois après le début des opérations militaires contre l’Iran, les Etats-Unis sont bloqués entre deux étages. Ni guerre, ni paix. Ni victoire écrasante annoncée, ni retrait humiliant des forces déployées dans la région. Refusant de reconnaître la réalité de cette errance stratégique qui conduit à une réduction inquiétante des stocks de missiles sophistiqués, Donald Trump a choisi de revenir à une option déjà employée par les administrations américaines successives : les sanctions économiques. « L’Iran s’effondre complètement ! », a prétendu le magnat, lundi 24 août, sur son réseau, Truth Social.
Quelques jours plus tôt, Donald Trump promettait un « D-Day » économique, en référence au débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. Il appelait tous les alliés à le suivre, et lançait un avertissement à ceux qui participeraient aux circuits parallèles, permettant à Téhéran d’exporter son pétrole et risquant ainsi d’être visés par des sanctions secondaires américaines. « Tout pays qui autorisera ses institutions financières, ses entreprises, ses aéroports ou ses entités gouvernementales à fournir une quelconque bouée de sauvetage à l’Iran s’exposera lui-même à d’énormes conséquences économiques », avait-il prévenu.
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