On ne vous reproche pas nécessairement une infraction, mais un réseau de caméras installées d’un bout à l’autre des États-Unis cherche pourtant à suivre les déplacements de votre véhicule.
C’est un moyen high-tech de dissuader la délinquance et d’arrêter les criminels, à écouter ses inventeurs et certaines polices locales. De leur avis, les lecteurs de plaques d’immatriculation seront à l’avenir un outil fondamental du maintien de l’ordre.
Cette innovation technologique est pourtant une terrifiante atteinte à la vie privée qui a un effet boule de neige, à entendre ses détracteurs. Et ceux-ci ripostent par des manifestations, des lois et des sites Internet qui servent à pister les pisteurs.
Une indignation au-delà des partis
À certains endroits, l’exaspération a dégénéré en vandalisme.
Des lecteurs de plaques d’immatriculation ont été visés par balles dans le Tennessee, percutés avec un véhicule en Californie, détruits à la batte de base-ball en Virginie, sciés au Texas et éclaboussés de peinture dans l’État de New York. D’autres sont régulièrement entravés par un réfractaire qui agit seul, en Floride.
Il vaut la peine de noter que ces caméras sont critiquées par des personnes de tous bords politiques, dans un pays où il est souvent difficile de trouver des terrains d’entente.
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La police de l’immigration américaine, une agence d’espionnage intérieur
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