Une enquête a été ouverte vendredi 5 juin à Paris pour tortures et crimes de guerre, à la suite d’un signalement du gouvernement sur la manière dont des Français de la flottille pour Gaza ont été traités par les autorités israéliennes, a annoncé le parquet national antiterroriste (PNAT) français à l’Agence France-Presse (AFP).
Le PNAT a précisé avoir confié à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité cette enquête préliminaire ouverte pour « tortures, au sens de la convention de New-York du 10 décembre 1984 » et « crimes de guerre ».
Le 29 mai, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait annoncé avoir saisi la justice française pour les mauvais traitements infligés aux membres français de la flottille pour Gaza, après la diffusion d’une vidéo montrant des militants agenouillés et mains liées, à la suite de leur interception en mer et de leur placement en détention dans le sud d’Israël. Le ministre d’extrême droite israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l’étranger en publiant cette vidéo.
Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie le 14 mai avec pour objectif de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre. Les autorités israéliennes avaient annoncé l’interpellation de 430 militants – dont 37 Français – à bord des bateaux. Ils avaient été amenés de force en Israël puis détenus à la prison de Ktziot (sud), selon l’organisation israélienne de défense des droits humains Adalah, qui assure leur représentation légale et leur défense. Ces personnes ont toutes été expulsées le 21 mai.
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