Trois militants italiens de la Global Sumud Flotilla, la flottille pour Gaza, ont été libérés après un mois d’emprisonnement en Libye, a annoncé Rome mercredi 24 juin. L’organisation, qui cherchait à briser le blocus du territoire palestinien, a dénoncé une détention « illégale ».
« Je suis heureux de pouvoir annoncer la libération de Domenico Centrone et Leonarda Alberizia, les deux militants italiens de la Flottille, qui étaient détenus depuis un mois en Libye. Outre ces personnes, a été confié à notre consul à Benghazi Matias Alvarez Rodriguez, Uruguayen avec la nationalité italienne, dont nous avions assuré le suivi et que nous avions assisté ces derniers jours », a écrit sur X le ministre des affaires étrangères, Antonio Tajani. « Ils retourneront enfin en Italie demain », s’est-il félicité.
Membre de la Global Sumud Flotilla, tous trois voyageaient par voie terrestre, comme 230 autres militants de différentes nationalités, selon la Global Sumud Flotilla. Ils transportaient une cargaison humanitaire, dont des médicaments, à destination des Gazaouis.
Israël a intercepté près de 430 militants de la flottille dans les eaux internationales le mois dernier. Leur traitement par les autorités israéliennes a suscité les condamnations de plusieurs pays, dont certains, comme la France, l’Italie et l’Australie, ont ouvert des enquêtes.
« Une pression psychologique constante »
Selon la Global Sumud Flotilla, les trois Italiens sont arrivés en Tunisie, aux côtés d’un homme tunisien lui aussi ex-détenu.
Six autres militants doivent être relâchés dans les prochaines vingt-quatre heures, a affirmé l’organisation sur X, « après trente jours de détention illégale en Libye ». Ils ont été « soumis à une détention arbitraire, privés de toute communication et soumis à une pression psychologique constante », a déclaré la Global Sumud Flotilla (sumud signifie « résilience » en arabe).
La présidente du conseil italienne, Giorgia Meloni, a qualifié le mois dernier le traitement réservé aux militants de la flottille d’« inadmissible », après qu’un ministre israélien a publié une vidéo les montrant les mains liées et contraints de s’agenouiller.