Mardi, le mercure a atteint un record absolu pour un 26 mai depuis le début des relevés : 29,2 °C à De Bilt, où se situe l’Institut royal météorologique néerlandais (KNMI). “Cette première journée tropicale survient tôt dans l’année, souligne De Telegraaf. En moyenne, elle ne se produit que le 29 juin.”

Comme le reste de l’Europe, les Pays-Bas traversent actuellement une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai. Un phénomène avec lequel ce pays, traditionnellement plutôt tempéré et pluvieux, va devoir s’habituer à composer en raison du dérèglement climatique.

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C’est à cet effet que le KNMI introduit un “nouveau mot”, annonce De Volkskrant à sa une : “hittekracht”, c’est-à-dire “force de chaleur”. À partir du 2 juin, cet indice figurera sur l’application de l’institut et dans les bulletins météo. Destiné à mieux mesurer les conséquences de la chaleur sur la population, il se présente sous la forme d’une échelle de 0 à 10, “où 0 signifie ‘rien à signaler’ et 10 correspond à une chaleur brûlante comme on n’en connaît pratiquement pas aux Pays-Bas”.

Quatre facteurs

Comme l’explique le journal néerlandais, la température seule ne permet pas de se faire une idée de l’intensité d’une vague de chaleur. “Trente degrés auront beaucoup plus d’impact sur le corps humain par une journée humide et sans vent que par une journée peu humide et agrémentée d’une petite brise rafraîchissante.” À cet égard, De Volkskrant se souvient qu’en 2024, la compétition de course à pied Dam tot Damloop, à Amsterdam, avait dû être interrompue à cause de la chaleur, alors que le mercure indiquait à peine 23 °C.

À la température de l’air, le calcul de la “force de chaleur” ajoute donc trois autres facteurs : le vent, le taux d’humidité dans l’air et le rayonnement.

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“Pour les amateurs de jargon météorologique, la force de chaleur repose en bonne part sur ce qu’on appelle la ‘température au thermomètre-globe mouillé’”, glisse De Volkskrant. Mais en se présentant comme une échelle de 0 à 10, elle se prête beaucoup mieux à des conversations quotidiennes et à l’évaluation d’une situation. Les pompiers, les employeurs ou les organisateurs d’événements sportifs pourront s’y référer afin de déterminer les mesures à prendre en amont d’une journée chaude.