Le ministère de la Défense russe a annoncé lundi 10 août au matin avoir neutralisé 456 drones ukrainiens dans la nuit, rapporte l’agence de presse Interfax. Les attaques sont survenues dans une quinzaine de régions de la Russie européenne, mais aussi dans le ciel de la Crimée annexée. La pression exercée par l’Ukraine est particulièrement élevée, puisque, au cours des vingt-quatre dernières heures, ce sont 1 134 appareils qui ont été abattus, selon le ministère.

Les conséquences de ces frappes ont été particulièrement lourdes au Tatarstan : à Nijnekamsk, 13 personnes ont été tuées et 48 blessées, rapporte l’agence Tass, qui cite les autorités de cette république située dans la région de la Volga. “Les sites visés abritaient des civils n’ayant aucun lien avec les opérations militaires”, a affirmé le Comité d’enquête de Russie, qui a ouvert une enquête criminelle pour attentat terroriste, informe le quotidien Kommersant. Une journée de deuil a été décrétée lundi par le dirigeant du Tatarstan, Roustam Minnikhanov.

Si les frappes sur le territoire russe se sont intensifiées ces dernières semaines, c’est que “le 25 juin, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a approuvé une ‘opération de quarante jours visant à influencer l’État agresseur dans le but de l’encourager à mettre fin