Le calme était déjà revenu quand Shehbaz Sharif a appelé l’Iran et Israël à refermer la parenthèse guerrière. « L’objectif final est sur le point d’être atteint », assurait, lundi 8 juin, le premier ministre pakistanais sur X, en promettant, contre toute évidence, qu’un accord de paix était près d’être signé entre Téhéran et Washington, afin de clore une guerre qui n’en finit pas depuis plus de trois mois. La veille, Israël avait saisi le prétexte d’un tir du Hezbollah libanais contre le nord de son territoire pour bombarder la capitale, Beyrouth. Téhéran a défendu son allié libanais en tirant une salve de missiles contre l’Etat hébreu, faisant craindre un nouvel embrasement dans la région.
Le régime iranien a obtenu gain de cause en suscitant un rappel à l’ordre de Donald Trump, qui aurait persuadé Israël de mettre fin à l’escalade. « J’ai dit à Bibi [Nétanyahou, le premier ministre israélien] : “Tu ferais bien de faire attention, ou tu vas te retrouver tout seul très bientôt” », a raconté le président américain au site Axios, lundi. Le magnat, qui ne se lasse pas de vanter un « deal » imminent, refuse à Israël le droit de renverser la table et de briser là les bons offices d’Islamabad.
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