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Haïti : Le grand écart ironique de la diplomatie internationale : du zèle menaçant à l’approche du 7 février au silence assourdissant à la veille du 7 juin

À l’approche du 7 février 2026, date symbolique marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) issu de l’accord du 3 avril 2024, les ambassades de France, des États-Unis et du Canada, ainsi que l’ONU et l’OEA, s’étaient transformées en véritables gardiens infl

Haïti : Le grand écart ironique de la diplomatie internationale : du zèle menaçant à l’approche du 7 février au silence assourdissant à la veille du 7 juin
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1 juin 2026
Haïti : Le grand écart ironique de la diplomatie internationale : du zèle menaçant à l’approche du 7 février au silence assourdissant à la veille du 7 juin
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Haïti : Le grand écart ironique de la diplomatie internationale : du zèle menaçant à l’approche du 7 février au silence assourdissant à la veille du 7 juin

  • by Rezo Nodwes
  • 1 juin 2026
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À l’approche du 7 février 2026, date symbolique marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) issu de l’accord du 3 avril 2024, les ambassades de France, des États-Unis et du Canada, ainsi que l’ONU et l’OEA, s’étaient transformées en véritables gardiens inflexibles du calendrier.

Déclarations solennelles, rappels à l’ordre publics, menaces à peine voilées et pressions concrètes : rien n’était laissé au hasard pour imposer le départ du CPT et assurer une transmission ordonnée vers le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

L’ambassade du Canada, par la voix de son représentant, avait multiplié les signaux forts dès janvier, rappelant sans ambiguïté que le 7 février 2026 sonnerait la fin programmée du mandat collectif.

La France, via son ministère des Affaires étrangères et son ambassadeur, avait pris acte avec une précision chirurgicale de la fin du mandat « conformément aux dispositions de l’accord politique », saluant la « transmission ordonnée » du pouvoir exécutif au Conseil des ministres dirigé par Fils-Aimé.

Les États-Unis, plus directs encore, avaient brandi sanctions et restrictions de visas contre des membres du CPT accusés de déstabilisation, tout en affichant une présence navale dissuasive. Washington avait clairement averti que toute manœuvre visant à prolonger le CPT ou à déstabiliser le Premier ministre serait considérée comme une aubaine pour les gangs.

L’OEA et l’ONU, de leur côté, insistaient sur le respect strict de l’échéance afin d’éviter un vide institutionnel et de préparer les élections. C’était l’heure de la diplomatie musclée, des principes constitutionnels invoqués comme des tables de la Loi.

À peine quatre mois plus tard, à l’approche du 7 juin 2026 — échéance constitutionnelle des 120 jours pendant lesquels le Conseil des ministres, présidé par le Premier ministre, exerce le pouvoir exécutif en cas de vacance présidentielle (article 149 de la Constitution amendée) —, le même chœur international s’est mué en un orchestre fantôme.

Pas une déclaration ferme rappelant le caractère strictement intérimaire et limité de ce mandat.

Aucune mise en garde solennelle contre le risque d’une gouvernance sans base électorale.

Aucune menace de sanctions, aucune pression publique, aucun appel urgent à un pacte national ou à des élections rapides.

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