En direct Mercredi 10 Juin 2026
Culture

Haïti-MÉTÉO : Une saison cyclonique moins active annoncée, mais la vulnérabilité d’Haïti demeure

Malgré des prévisions annonçant une activité cyclonique proche ou légèrement inférieure à la normale en 2026, les experts rappellent qu’un seul ouragan majeur peut suffire à provoquer une catastrophe dans les Caraïbes, particulièrement en Haïti. Le 1er juin marque le début officiel de

Haïti-MÉTÉO : Une saison cyclonique moins active annoncée, mais la vulnérabilité d’Haïti demeure
HaitiCreoleRadio.com

2 juin 2026
Haïti-MÉTÉO : Une saison cyclonique moins active annoncée, mais la vulnérabilité d’Haïti demeure
Actualités Société

Haïti-MÉTÉO : Une saison cyclonique moins active annoncée, mais la vulnérabilité d’Haïti demeure

  • by Rezo Nodwes
  • 2 juin 2026
  • 0 Comments

Malgré des prévisions annonçant une activité cyclonique proche ou légèrement inférieure à la normale en 2026, les experts rappellent qu’un seul ouragan majeur peut suffire à provoquer une catastrophe dans les Caraïbes, particulièrement en Haïti. 

Le 1er juin marque le début officiel de la saison cyclonique 2026 dans l’Atlantique Nord. Si plusieurs centres météorologiques internationaux prévoient une activité proche ou légèrement inférieure à la normale cette année, les experts insistent sur un message fondamental : les populations des Caraïbes, notamment celles d’Haïti, ne doivent en aucun cas relâcher leur vigilance.

L’histoire récente démontre qu’une saison considérée comme « calme » peut néanmoins produire un ouragan dévastateur. Un seul cyclone majeur suffit pour provoquer des pertes humaines, des destructions d’infrastructures et des conséquences économiques considérables. C’est pourquoi Haïti-MÉTÉO appelle les citoyens, les autorités locales, les organisations communautaires et les acteurs de la protection civile à maintenir un niveau maximal de préparation.

Les premières projections pour la saison 2026 convergent vers un scénario relativement modéré comparativement aux années exceptionnellement actives observées récemment.

L’organisme britannique Tropical Storm Risk (TSR) prévoit environ 14 tempêtes nommées, dont 7 ouragans et 3 ouragans majeurs. De son côté, AccuWeather anticipe entre 11 et 16 tempêtes nommées, avec 4 à 7 ouragans et 2 à 4 ouragans majeurs. Quant à Climate Impact Company, ses analyses tablent sur une saison proche de la moyenne historique avec environ 12 à 16 tempêtes tropicales et jusqu’à 4 ouragans majeurs.

Ces prévisions sont influencées par plusieurs facteurs climatiques, notamment l’évolution du phénomène El Niño ainsi que les températures de surface de l’océan Atlantique. Toutefois, les météorologues rappellent que les prévisions saisonnières ne permettent pas d’identifier précisément les zones qui seront touchées ni l’intensité des impacts locaux.

Selon la liste officielle établie par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et utilisée par le National Hurricane Center (NHC), les systèmes tropicaux qui atteindront le seuil de tempête nommée dans le bassin de l’Atlantique Nord en 2026 recevront successivement les noms suivants : Arthur, Bertha, Cristobal, Dolly, Edouard, Fay, Gonzalo, Hanna, Isaias, Josephine, Kyle, Leah, Marco, Nana, Omar, Paulette, Rene, Sally, Teddy, Vicky et Wilfred.

Cette liste est réutilisée selon un cycle de six ans. Le seul changement par rapport à la liste utilisée en 2020 concerne le nom Leah, qui remplace Laura, retiré par l’Organisation météorologique mondiale en raison des dommages catastrophiques causés par l’ouragan Laura en 2020. Les noms des cyclones les plus destructeurs sont retirés afin de préserver la mémoire des événements marquants et d’éviter toute confusion dans les archives météorologiques. Pour les populations des Caraïbes, chaque nom inscrit sur cette liste rappelle qu’un simple système tropical peut parfois évoluer en phénomène majeur aux conséquences humaines et économiques considérables. 

Malgré des projections relativement rassurantes, plusieurs indicateurs suscitent l’inquiétude des spécialistes. En effet, le Centre régional du climat des Caraïbes (CARICOF) souligne que les eaux de l’Atlantique Nord tropical demeurent anormalement chaudes. Cette chaleur constitue le carburant principal des cyclones tropicaux. Plus l’océan est chaud, plus les systèmes disposent d’énergie pour se développer rapidement et atteindre des intensités élevées.

Dans la région caribéenne, les températures de surface de la mer oscillent fréquemment entre 27,5 °C et 30 °C, créant des conditions particulièrement favorables au développement d’ouragans majeurs de catégories 4 ou 5. Cette réalité explique pourquoi une saison comportant peu de tempêtes peut néanmoins générer des catastrophes majeures.

Article précédent Haïti : le ministère de l’Éducation crée une commission pour… Article suivant En Europe, les salaires reculent de nouveau, pour la premièr…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !