L’un des Espagnols placés en quarantaine à Madrid après avoir débarqué du navire de croisière Hondius a été infecté à un hantavirus, a annoncé lundi 25 mai le ministère de la santé espagnol. C’est le deuxième cas confirmé de hantavirus en Espagne.
« Le patient a été transféré dans l’unité d’isolement de haut niveau de l’hôpital Gomez Ulla, où il restera hospitalisé », a ajouté le ministère dans un communiqué. Il n’a pas précisé l’identité, l’âge ou l’état de santé de ce patient. « Cela ne modifie pas le niveau de risque pour la population générale et ne change pas les mesures de réponse épidémiologique actuellement en vigueur », a assuré cette source.
Le bateau de croisière MV Hondius, qui reliait Ushuaia en Argentine à l’archipel du Cap-Vert, a vu son périple bouleversé après la mort de trois de ses passagers : dans deux cas, l’Organisation mondiale de la santé a confirmé une infection à hantavirus, le troisième étant un cas probable.
Trois morts
Les passagers ont été évacués à Tenerife, sur l’archipel espagnol des Canaries, avant leur rapatriement par avion vers leurs pays respectifs. Les 14 Espagnols concernés avaient immédiatement été mis en quarantaine à Madrid. Outre les trois morts, neuf cas confirmés, dont les deux cas espagnols, et un autre probable ont été signalés, selon un comptage de l’Agence France-Presse à partir de données officielles.
Le variant du virus détecté à bord du Hondius, la souche des Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d’être humain à être humain. Le hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l’intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive.