L’honneur d’un pays est désormais entre les mains de l’homme à la chemise blanche cintrée, à la peau ambrée et à la coiffure impeccable. Le Français Hervé Renard a accepté de voler au secours de l’équipe de Tunisie, balayée le 15 juin par la Suède (1-5) lors de son premier match de la Coupe du monde de football. Sa mission ? Redonner vie et envie à une équipe à la dérive, qui affronte le Japon, samedi 20 juin (dimanche 21 juin à 6 heures, heure de Paris) à Monterrey (Mexique).
Jamais les Aigles de Carthage n’avaient subi un tel revers dans un Mondial. Au lendemain de cette lourde défaite, Hervé Renard, 57 ans, a été appelé pour remplacer le Franco-Tunisien Sabri Lamouchi, remercié après seulement cinq mois à ce poste. Ce n’est pas la première fois que la Tunisie procède à un changement d’entraîneur lors d’un Mondial, puisque le Polonais Henryk Kasperczak avait déjà été licencié après les deux premiers matchs de l’équipe lors du Mondial 1998.
La nomination d’Hervé Renard – accompagné par son staff – a reçu l’aval des plus hautes autorités de l’Etat. « C’est paradoxal, note Mohamed Jouili, sociologue tunisien du sport et de la jeunesse. Depuis l’arrivée au pouvoir de Kaïs Saïed [en 2019], le discours politique populiste prônait une forme de souveraineté sportive nationale : il fallait privilégier un sélectionneur local et éviter de dépenser des millions pour recruter un technicien étranger de renom. »
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