« Les conditions d’une souveraineté européenne à long terme dans l’intelligence artificielle [IA] ne sont pas réunies à ce stade. » Quand on l’interroge sur la position actuelle de l’Union européenne (UE) et de la France dans la course à l’IA, Gabriel Hubert, cofondateur de la start-up du secteur Dust, ne cache pas une certaine inquiétude. « Si nous n’assurons pas des solutions d’IA souveraines, à bas coût, bas carbone et sécurisées, nous allons juste les acheter aux Américains », met en garde l’entrepreneur, qui n’hésite pas à citer en exemple des références passées, comme la politique industrielle du général de Gaulle ou les grands projets du type TGV ou centrales nucléaires…
Quand on prend le pouls du secteur, le ton est à l’unisson de la récente audition parlementaire remarquée du cofondateur de Mistral AI Arthur Mensch. Le 12 mai, devant la commission d’enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique, le dirigeant a mêlé appels au volontarisme et message très alarmiste. « On n’a pas le temps », les Européens risquent une forme de « colonialisme » numérique de la part des Américains, a-t-il prévenu. « Je ne m’inquiète pas pour eux, je m’inquiète plutôt pour nous », a-t-il résumé, agitant le spectre d’une UE « Etat vassal ».
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