Les fortes chaleurs constituent un “risque économique structurel” pour l’Europe : telle est la conclusion d’une étude sur l’impact des canicules conduite par des chercheurs pour le groupe d’assurance Allianz, dont le quotidien britannique The Guardian se fait l’écho.
“Au-delà de 30 °C, les pertes de productivité augmentent tandis que le coût de l’énergie nécessaire au refroidissement des machines et des bâtiments s’accroît”, préviennent les chercheurs. Selon eux, d’ici 2030, les pertes, pour les principales économies européennes, pourraient dépasser les 500 milliards d’euros. Soit 210 milliards d’euros pour la France (le pays européen qui pourrait être le plus durement touché par les canicules à la fin de la décennie), 129 milliards pour l’Italie, 120 milliards pour l’Allemagne, 105 milliards pour l’Espagne.
“La vague de chaleur coûte des milliards à l’économie allemande”, constate la Deutsche Welle, qui a interrogé l’économiste Katharina Utermöhl, coautrice de l’étude, sur les conséquences concrètes des canicules pour les entreprises. “Au-delà de 30 °C, la productivité chute de 3 % par degré supplémentaire tandis que les coûts énergétiques augmentent de 1,2 % par degré”, explique-t-elle.
Quand la température augmente, les employés travaillent plus lentement, les erreurs se mult
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