Il est entré en vigueur le 11 juin 2024. Mais après deux ans de préparation des Etats membres de l’Union européenne (UE) et des différentes institutions communautaires, le pacte pour l’asile et la migration entre officiellement en application à partir de vendredi 12 juin.
C’est un pas « historique » pour les forces politiques, des conservateurs aux sociaux-démocrates en passant par les libéraux, qui ont bataillé pendant plus de dix ans au niveau européen, après la grande crise migratoire de 2015-2016, pour adopter cette nouvelle législation, à la fois ultrasensible politiquement et d’une très grande complexité technique.
Malgré les critiques d’une grande partie de l’extrême droite qui fustige des nouvelles règles trop permissives, cet ensemble de textes constitue un tour de vis sans précédent de la politique migratoire européenne. Celle-ci limitera « l’accès à l’asile en Europe, affaiblira les garanties des droits fondamentaux des demandeurs d’asile dans l’UE et maintiendra les personnes ayant besoin de protection à ses frontières extérieures », déplore Julie Lejeune, la directrice du réseau européen d’ONG de soutien aux sans-papiers ECRE.
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