David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien, a affirmé, jeudi 25 juin, qu’Israël ne retirerait ses forces armées du sud du Liban qu’une fois le Hezbollah pro-iranien désarmé, alors que les deux pays mènent des pourparlers sous médiation américaine à Washington.
Israël a mené d’importantes frappes au Liban et déployé des troupes dans le sud du pays après des tirs du Hezbollah visant son territoire au début de mars, déclenchés en soutien à l’Iran visé par une offensive israélo-américaine.
Malgré un cessez-le-feu et une accalmie des hostilités, une frappe de drone israélien contre un véhicule dans le sud du Liban a fait jeudi trois morts et un blessé, selon l’Agence nationale d’information (ANI) libanaise.
Discussions à Washington
Sous la pression des Etats-Unis, des responsables libanais ont commencé en avril des discussions directes avec Israël à Washington, les premières depuis des décennies.
Une cinquième session de pourparlers s’est ouverte cette semaine et doit s’achever jeudi. Commentant les négociations, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a évoqué jeudi des avancées. « Je pense que nous sommes très près d’obtenir un engagement d’intention de la part des deux pays », a-t-il affirmé aux journalistes lors d’une visite à Bahreïn.
Interrogé sur ces avancées, M. Mencer a seulement répondu aux journalistes que « notre responsabilité est envers nos citoyens du Nord ainsi qu’envers l’ensemble d’Israël. Nous ne permettrons à aucune force terroriste de s’approcher de notre frontière ».
« Cela signifie que tout redéploiement des forces de Tsahal [l’armée israélienne] surviendra après – et non avant – la démilitarisation du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah », a-t-il insisté.