Déjà fragile, violé quotidiennement, le cessez-le-feu au Liban s’apparente de plus en plus à une guerre contenue. Selon l’Organisation mondiale de la santé, au moins 608 personnes ont été tuées au Liban dans des attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 17 avril. L’armée israélienne a étendu, mardi 26 mai, ses opérations terrestres contre le mouvement chiite Hezbollah au-delà de la « ligne jaune », établie dans le sud du Liban pour délimiter la zone qu’elle occupe, disant vouloir « éliminer les menaces directes qui pèsent sur les citoyens de l’Etat d’Israël et sur les soldats ». L’armée israélienne a accentué, en parallèle, ses bombardements dans le sud du Liban ainsi que dans la plaine de la Bekaa, à l’est, faisant 31 morts, dont au moins quatre enfants et trois femmes, pour la seule journée de mardi. « Nous intensifions notre action au Liban », a répété le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, sous forte pression politique dans son pays.
Cette nouvelle escalade intervient alors que les Etats-Unis et l’Iran tentent de finaliser les termes d’un accord pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient, qui doit inclure le Liban, selon les termes de Téhéran. De nouveaux pourparlers directs entre Israël et le Liban sont prévus, vendredi, à Washington, entre délégations militaires, puis les 2 et 3 juin, au niveau politique. Lors de ces négociations, le gouvernement libanais entend insister sur la mise en place d’un cessez-le-feu permanent et le retrait des forces israéliennes.
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