Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a déclaré, mercredi 1er juin, que l’armée israélienne resterait « indéfiniment » dans ce qu’elle qualifie de « zones de sécurité » établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.
L’armée israélienne restera « dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée afin de protéger nos habitants et nos communautés contre les éléments djihadistes », a-t-il dit dans un discours prononcé lors d’une cérémonie militaire.
Cette déclaration intervient alors que des délégations iraniennes et américaines sont au Qatar pour discuter via des médiateurs du protocole d’accord signé mi-juin destiné à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts y compris au Liban.
Israël continue ses frappes malgré la signature d’un accord-cadre
Par ailleurs, un accord-cadre a été signé vendredi aux Etats-Unis pour une « paix durable » entre le Liban et Israël, bien que ce dernier ait ensuite poursuivi ces frappes, affirmant viser des structures du Hezbollah.
L’accord-cadre prévoit notamment qu’Israël continue d’occuper le sud du Liban, comme depuis le début de cette nouvelle guerre contre le Hezbollah, jusqu’à ce que le mouvement chiite soutenu par l’Iran rende les armes – ce qu’il refuse de faire. Une exigence de longue date, que le gouvernement libanais peine à mettre en œuvre malgré la pression des Etats-Unis.
Quant à la bande de Gaza, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a ordonné fin mai à l’armée d’étendre son contrôle sur 70 % du territoire, ravagé par la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas contre Israël.