“Plus de marchandages que de haute politique”, soupire The Irish Times mercredi 1er juillet, jour où l’Irlande prend la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Le quotidien de référence de l’intelligentsia irlandaise résume ainsi les six mois qui attendent Dublin, dans une Europe confrontée à “ce temps incertain” marqué par la dégradation des relations avec les États-Unis, la guerre en Ukraine et le défi industriel et politique posé par la Chine. Il souligne surtout “le plus grand défi de la présidence irlandaise : conclure d’ici à décembre les négociations budgétaires complexes de l’UE avec des compromis acceptables pour les différents intérêts et approches politiques”.
“Il y aura beaucoup de sang et de cheveux – au sens figuré – sur le tapis avant que les gouvernements des 27 pays de l’UE parviennent à s’entendre sur le montant et les priorités du prochain budget septennal du bloc [2028-2034]”, s’amuse le correspondant bruxellois du quotidien de Dublin.
L’Irish Independent insiste lui aussi sur les enjeux de cette présidence, tout en soulignant les bénéfices diplomatiques qu’elle représente. “La présidence de l’UE est une entreprise coûteuse, mais elle renforce considérablement notre prestige”, estime le premier quotidien irlandais. Il se félicite que “l’Irlande
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L’Irlande tiraillée entre l’UE et le monde anglo-saxon
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