L’ancien directeur de la police fédérale américaine (FBI) James Comey a été inculpé, lundi 26 octobre, pour avoir supposément fait fuiter des informations classées secret défense il y a dix ans. Il s’agit de la troisième procédure judiciaire intentée contre ce critique de Donald Trump en un peu plus d’un an.
Le ministère de la justice américain accuse l’homme de 65 ans d’avoir sciemment partager des informations relatives à la défense nationale américaine à une personne non autorisée à les recevoir, en octobre 2016, alors qu’il dirigeait le FBI, selon des documents judiciaires rendus publics lundi.
« Ils sont de retour », a ironisé James Comey, dans une vidéo publiée sur la plateforme Substack. « Ça aurait presque été drôle si ce n’était pas un abus aussi épouvantable du ministère de la justice », a-t-il dénoncé, affirmant être « innocent ». « Je n’ai toujours pas peur de ces gens et je crois toujours en l’indépendance du pouvoir judiciaire fédéral », a poursuivi l’ancien patron du FBI.
Accusé de menacer de mort le président américain
Selon Bloomberg, cette procédure concerne un article publié le 5 octobre 2016 par le New York Times, « que deux équipes distinctes de procureurs ont examiné au cours du premier mandat de Donald Trump », a déclaré Patrick Fitzgerald, l’avocat de James Comey, dans un communiqué. « A chaque fois, le gouvernement a conclu qu’aucune poursuite ne devait être engagée contre qui que ce soit », a ajouté M. Fitzgerald, affirmant que son client « combattra vigoureusement ces accusations ».
Les documents judiciaires ont été rendus publics seulement quelques heures après une décision de justice favorable à la fille de James Comey, Maurene Comey. Un magistrat new-yorkais a jugé que cette ancienne procureure, impliquée dans l’enquête sur l’affaire Epstein, avait été licenciée illégalement par l’administration Trump.
James Comey avait déjà été inculpé en septembre 2025, pour avoir menti sous serment, devant le Congrès. La procédure avait finalement été annulée par une juge fédérale, en raison de la nomination illégale, selon elle, de la procureure qui avait engagé ces poursuites.
Il avait de nouveau été poursuivi en avril 2026, accusé cette fois d’avoir menacé Donald Trump de mort dans une publication sur Instagram. Sur cette photo, ensuite retirée, des coquillages formaient le message « 86 47 » dans le sable, le premier nombre étant parfois utilisé pour signifier le souhait de tuer quelqu’un, le second pouvant se référer à Donald Trump, 47e président des Etats-Unis.
Durant son premier mandat (2017-2021), le milliardaire républicain avait brutalement limogé James Comey du FBI, en 2017, quand ce dernier enquêtait sur des soupçons d’ingérences étrangères. Il l’avait ensuite accusé d’avoir menti devant le Congrès.