“Les gens vous détestent”, confie un conseiller politique à son patron. “Presque tous les électeurs s’accordent sur un point : ils ne l’aiment pas”, constate un article d’opinion paru dans un quotidien.

Le conseiller à la franchise redoutable n’était pas celui de Keir Starmer. Il s’adressait au président français, Emmanuel Macron. Quant à l’article évoqué ensuite, il ne portait pas non plus sur le Premier ministre [démissionnaire] britannique, mais sur son homologue allemand, Friedrich Merz.

Keir Starmer [qui a annoncé, le 22 juin, sa décision de quitter son poste cet été] est impopulaire. Statista le crédite d’à peine 27 % d’opinions favorables – 65 % des Britanniques désapprouvent sa façon de gérer le pays, et 18 % ne savent pas trop quoi en penser. Mais le constat est encore plus amer pour Friedrich Merz (19 % d’opinions favorables, 76 % d’opinions défavorables, et 5 % d’indécis) et Emmanuel Macron (respectivement 18 %, 75 % et 7 %).

Les trois premières puissances européennes seraient donc gouvernées par des dirigeants plus ou moins méprisés de leurs concitoyens, à en croire ce sondage. Et ils sont bien peu nombreux, sur le Vieux Continent, à pouvoir prétendre à mieux.

Merz le gaffeur

En Autriche, le chancelier, Christian Stocker, est de l’avis général incapable de diriger ef