Des villes japonaises connaissent actuellement des « journées cruellement chaudes » – un nouveau terme créé cette année par l’agence météorologique nationale pour qualifier des températures supérieures à 40 °C –, et des alertes aux coups de chaleur ont aussi été émises dans une grande partie de l’archipel.
Trois villes du centre du Japon ont enregistré, mardi 21 juillet, des températures au-dessus de ce seuil, qualifié de « kokushobi » par l’Agence météorologique japonaise (JMA), un terme qui peut se traduire par « journée cruellement chaude ». Mercredi, de vastes zones du pays, notamment la métropole de Nagoya (centre) et des localités situées près de Tokyo, connaissaient des températures approchant ou dépassant les 40 °C.
La JMA a émis des alertes aux coups de chaleur dans 41 des 47 départements nippons, appelant la population à la prudence. Dans le département rural de Tochigi, au nord de Tokyo, un homme de 85 ans a été retrouvé inanimé mardi dans la serre de son exploitation agricole. Sa mort a ensuite été confirmée.
« Ampleur catastrophique »
L’Agence de gestion des incendies et des catastrophes a exhorté mercredi la population à considérer que cette chaleur extrême avait l’ampleur d’une « catastrophe » naturelle. « Les températures augmentent depuis la mi-juillet et une chaleur sévère devrait se poursuivre dans tout le pays », a assuré l’agence. « Il n’est pas exagéré de dire que cette chaleur extrême est d’ampleur “catastrophique”, tant le nombre de personnes transportées à l’hôpital ou mourant à la suite d’un coup de chaleur est élevé », a-t-elle ajouté, sans donner à ce stade de chiffre au niveau national pour ces dix derniers jours.
Le changement climatique provoqué par l’activité humaine accroît la fréquence et l’intensité des épisodes de chaleur extrême au Japon et ailleurs. L’an dernier, le pays a connu l’été le plus chaud jamais enregistré. La température la plus élevée jamais relevée au Japon a été enregistrée le 5 août 2025, atteignant 41,8 °C à Isesaki, au nord de Tokyo.