C’est la peine maximale qu’il pouvait encourir. L’artiste chinois Gao Zhen a été condamné à trois ans de prison, le mardi 25 août, par le tribunal populaire de la ville de Sanhe, située à une soixantaine de kilomètres de Pékin. Son crime ? “Atteinte à la réputation et à l’honneur des héros et des martyrs”, rapporte le site chinois dissident Minsheng Guancha. “Auparavant, les personnes reconnues coupables de tels crimes écopaient généralement de peines inférieures à un an, précise le média. La peine [de Gao Zhen] est trois ou quatre fois supérieure à celle d’autres accusés dans des affaires similaires.”

Cette affaire “met en lumière l’opacité du système judiciaire chinois, ajoute The New York Times. Car l’artiste de 70 ans avait été jugé en mars lors d’une audience secrète d’une journée, à laquelle ni sa famille ni les diplomates américains n’ont pu assister.”

Ces derniers sont directement concernés puisque Gao Zhen réside depuis plusieurs années aux États-Unis. C’est lors d’un séjour en Chine en 2024, pour rendre visite à sa famille, que l’artiste a été arrêté dans son atelier, en périphérie de Pékin. “Depuis son arrestation, sa femme et ses enfants sont soumis à un contrôle judiciaire à la frontière, qui leur interdit de quitter le pays”, rappelle le média taïwanais Taibao, sur