Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CACM) ainsi que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont classé l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda au rang d’urgence de santé publique internationale. Il n’existe aucun vaccin contre le virus Bundibugyo, à l’origine de cette flambée de contaminations.

Le premier cas recensé est celui d’une infirmière de Bunia, dans la province de l’Ituri (dans l’est de la RDC), qui a développé des symptômes à la fin d’avril.

La fin de l’USAID en cause

Les contaminations locales ont ensuite explosé après le transfert de la dépouille d’un malade vers la ville voisine de Mongbwalu pour des funérailles traditionnelles. Mongbwalu est un important centre minier aurifère à la fois très peuplé et caractérisé par un grand brassage de populations. Confrontés à la propagation de la maladie, des mineurs pris de panique et des malades ont commencé à fuir la région.

Cet exode a accéléré la propagation du virus, et les contaminations se sont multipliées à des centaines de kilomètres de Mongbwalu, dans les provinces voisines et de l’autre côté de la frontière, en Ouganda.

Par ailleurs, les coupes budgétaires dans l’aide humanitaire ont mis fin aux dispositifs de surveillance sanitai