La courte escalade entre Israël et l’Iran les 7 et 8 juin a laissé derrière elle une nouvelle réalité stratégique : pour la première fois, Téhéran a ciblé directement Israël, après des frappes de Tsahal (l’armée israélienne) contre le Hezbollah à Beyrouth.
Une évolution qui, selon plusieurs commentateurs israéliens, confirme autant l’influence régionale de l’Iran que les limites de la liberté d’action d’Israël. Pour le journaliste Ronen Bergman, dans le quotidien Yediot Aharonot, cet épisode a surtout révélé la dépendance croissante de l’État hébreu à l’égard des États-Unis. “En moins de vingt-quatre heures, écrit-il, les limites du pouvoir israélien et l’ampleur de sa dépendance envers les États-Unis sont apparues au grand jour”.
Téhéran vole au secours du Hezbollah
Selon Bergman, l’Iran est parvenu à imposer de nouvelles règles de jeu. Dans cette nouvelle équation, qu’Israël refuse encore d’accepter, une attaque israélienne contre des cibles du Hezbollah pourrait désormais entraîner une riposte directe de Téhéran.
Un constat partagé par le quotidien Maariv, selon lequel l’Iran n’avait jamais, jusqu’ici, tiré des missiles sur Israël en réaction à un affrontement entre Tsahal et le Hezbollah. “L’Iran n’a attaqué Israël directement que lorsque ses propres intérêts étaient directe
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Mieux vaut pour Israël un accord avec l’Iran qu’une poursuite de la guerre
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