“Amancio Ortega était déjà très riche lorsque, en 2001, à l’âge de 65 ans”, l’homme d’affaires espagnol a pris deux décisions cruciales qui allaient encore accroître sa fortune, retrace le quotidien madrilène El País.

La première a été d’introduire en Bourse le groupe de textile Inditex, qu’il a fondé en 1985 comme holding de la célèbre marque de prêt-à-porter Zara, dont la première boutique avait vu le jour dix ans plus tôt à La Corogne, en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne.

La seconde a été de créer un fonds d’investissement baptisé “Pontegadea”, avec lequel il s’est intéressé de très près au marché de l’immobilier.

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Vingt-cinq ans plus tard, Amancio Ortega est l’homme le plus riche d’Espagne et figure dans les premières places du classement réalisé par Forbes, avec une fortune estimée à 125 milliards d’euros. Le média économique américain lui a également décerné, en avril, le titre de plus gros propriétaire immobilier du monde. Dans ce domaine, l’empire d’Ortega est évalué à 21,2 milliards d’euros et se caractérise par “plus de 200 propriétés” réparties sur trois continents (Europe, Amérique, Asie), souligne El País, journal de centre gauche.

Le meilleur emplacement

Pour le constituer, le “roi du textile” a suivi à la lettre un adage très répandu chez les investisseurs immobiliers : “location, location, location” – en anglais dans le texte, pour “emplacement” –, “c’est-à-dire choisir systématiquement le meilleur emplacement possible” pour racheter un bâtiment, détaille le journaliste d’El País, Alfonso Simón.

“Le fondateur de Zara a toujours gardé à l’esprit ce principe, mais il en a ajouté d’autres, comme celui de n’investir que dans les marchés très liquides (comme aux États-Unis ou au Royaume-Uni, où il est facile de revendre un bien), dans des actifs de qualité ou emblématiques et, idéalement, avec un bon locataire sur le long terme.”

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Les premières possessions de la société Pontegadea étaient d’abord liées au groupe Inditex. Elle a ensuite racheté “des immeubles de bureaux plus grands ou combinés avec des espaces commerciaux”, détaille El País. “Des acquisitions hôtelières ont suivi”, poursuit le journal, en précisant que les rachats sont réalisés “presque toujours sans dette”.

Outre l’immobilier, le fonds a aussi investi “dans l’énergie, les télécommunications, les infrastructures et les ports, dans le cadre d’une stratégie de diversification”, relève le quotidien.

Les “grandes décisions” passent par Ortega, assure El País. Le Galicien d’adoption (il est né dans la région espagnole voisine de Castille-et-León) figure encore au conseil d’administration du groupe Inditex, présidé par sa fille, Marta, depuis 2022. Cette année, il touchera d’ailleurs la somme “record” de 3,2 milliards d’euros au titre des dividendes réalisés par l’entreprise en 2025, annonce le journal.