Quelque 550 scientifiques de 86 pays ont travaillé pendant cinq ans, de 2021 à 2025, pour établir le bilan de santé des océans pour le compte des Nations unies. Parue le 8 juin, date de la journée mondiale des océans, cette troisième “Évaluation mondiale des océans”, riche de 1 600 pages, fait état de pressions croissantes.

Outre la démographie mondiale (la population est passée de 7,7 milliards d’individus en 2017 à 8,2 milliards à la fin de 2024), le document cite l’intensification des activités en mer (parcs éoliens, infrastructures pétrolières en eaux profondes, déploiement de câbles et de pipelines sous-marins) mais aussi le dérèglement climatique et les pollutions.

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Du côté des bonnes nouvelles, “des progrès significatifs ont été réalisés en matière de protection des océans, notamment grâce au traité historique sur la haute mer”, explique The Guardian. Entré en vigueur cette année, ce traité établit des règles de protection pour les eaux internationales, situées hors de la juridiction de tout pays, qui représentent les deux tiers des océans.

Le quotidien britannique a relevé dans ce rapport des points alarmants liés au réchauffement des océans : le rythme d’élévation du niveau de la mer a doublé, passant d’un maximum de 1,9 millimètre par an avant 2015 à 4,3 millimètres par an en 2023, et 16 % de l’augmentation totale de la température des océans enregistrée depuis 1955 s’est produite après 2018. En Arctique, les températures augmentent quatre fois plus vite que la moyenne mondiale.

Du côté des pollutions, 52,1 millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans l’océan, estime le rapport, “ce qui contribue aux 24,4 milliards de particules de microplastique qui affectent plus de 4 000 espèces marines”, note le Guardian.