La visite d’Etat à Pékin de Min Aung Hlaing parachève le réchauffement des relations entre la Birmanie et son puissant voisin du Nord. Le dictateur birman y a été reçu en tant que président, après avoir remporté des élections très controversées au début de l’année 2026, pour lesquelles toute opposition crédible avait été écartée. La Chine attendait le scrutin comme une forme de normalisation depuis que l’ancien général a mené, en 2021, un coup d’Etat, faisant tomber le gouvernement d’Aung San Suu Kyi. Pékin, qui a tacitement désapprouvé le putsch, avait poussé, dans les premiers temps, pour la libération de l’ancienne dirigeante, désignée à ce jour par les Chinois comme une « amie de la Chine ».
Min Aung Hlaing effectue ainsi son deuxième déplacement à l’étranger en quinze jours, après qu’il a été reçu au début du mois de juin en Inde, par le premier ministre Narendra Modi. Le dictateur – maintenant qu’est passée la pseudo-étape électorale – cherche à sortir de l’isolement. Il a débuté sa visite de cinq jours en Chine, lundi 15 juin, et été accueilli le lendemain par le président, Xi Jinping, avec la garde d’honneur et les 21 coups de canon sur la place Tiananmen.
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