[Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 3 mars 2026, et republié le 4 juin]
Déjà pratiquée dans 28 pays dont l’Irlande, le Canada, l’Afrique du Sud et les États-Unis, la crémation par l’eau, ou aquamation, est désormais légale en Écosse. Le pays est le premier du Royaume-Uni à autoriser ce processus de dégradation des tissus par “hydrolyse alcaline”, considéré comme plus écologique.
Approuvée par le Parlement écossais lundi 2 mars, son autorisation représente “le plus grand changement dans la réglementation funéraire depuis l’autorisation de la crémation en 1902”, souligne The Guardian.
Cette décision fait suite à une consultation menée par le gouvernement écossais en 2023, 84 % des personnes interrogées ayant soutenu son introduction, rapporte The Telegraph. Concrètement, l’aquamation consiste à “immerger le corps dans un mélange d’hydroxyde de potassium et d’eau chauffé à 150 °C pendant quatre-vingt-dix minutes, détaille la BBC. Les tissus sont ainsi dissous, et ne restent alors que les os, qui sont ensuite rincés dans une eau à 120 °C, séchés puis broyés en une fine poudre qui peut être remise aux proches, de la même façon que les cendres après une crémation.”
Une alternative plus respectueuse de l’environnement
Citée par The Guardian, Jenni Minto, la ministre de la Santé publique écossaise, a salué l’introduction d’“une solution nouvelle et écologique”. Car selon les estimations, “l’empreinte écologique moyenne d’une crémation s’élève à 320 kilos de CO2”, quand l’hydrolyse alcaline émettrait, de son côté, “sept fois moins de CO2”, informe la BBC. Postdoctorante au sein du département de théologie et de religion à l’université de Durham, dans le nord-est de l’Angleterre, Georgina Robinson estime, elle, qu’il s’agit d’“une solution à la diminution des terrains disponibles pour les inhumations”.
Quant au Guardian, il évoque un moyen de “réduire l’usage de cercueils à usage unique”, puisque l’aquamation n’en requiert pas. Dans cette optique, l’Angleterre et le pays de Galles envisagent également de faire évoluer leurs législations, afin d’y inclure “de nouvelles méthodes funéraires, y compris l’hydrolyse et le compostage humain”, précise le quotidien britannique.
En Écosse, l’aquamation, dont le prix “devrait être équivalent ou légèrement supérieur à celui d’une crémation classique”, ne sera probablement pas pratiquée avant cet été. Car comme le précise la BBC, un équipement d’hydrolyse doit encore être construit, et “exigera l’autorisation de services d’urbanisme et de la compagnie des eaux Scottish Water”.
Début juin, The Independent relevait, que '“suivant l’initiative pionnière” de l’Ecosse, de nouvelles méthodes d’inhumation, “notamment le compostage humain et la crémation par l’eau”, pourraient bientôt être mises en place en Angleterre et au Pays de Galles.
La marche est la solution à tous les problèmes
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !