Le marché de l’énergie est au cœur de la tempête depuis quelques semaines. Courant avril, le déficit de production quotidien – quelque 14,4 millions de barils de brut – des pays du Golfe dû à la fermeture du détroit d’Ormuz a été en partie compensé en puisant largement dans les réserves de pétrole et à l’aide d’autres mesures provisoires. Si des régions entières en Afrique et en Asie subissent des pénuries, la vie a continué à suivre à peu près son cours dans l’essentiel du monde développé – en dehors du renchérissement de l’essence et des billets d’avion. Le moment critique approche néanmoins.
À la mi-mai, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti que les réserves pétrolières baissaient à vitesse grand V. On peut s’attendre dans les semaines à venir à d’autres pénuries dans les pays pauvres et à une envolée des prix dans les pays riches. Les pouvoirs publics, les entreprises privées comme les particuliers doivent s’y préparer.
L’atout des réserves stratégiques
Jusqu’à présent, la pression a été quelque peu allégée par une baisse de la consommation et des efforts pour soutenir l’approvisionnement. Quand la guerre en Iran a éclaté, il y avait sur les mers plus de pétrole que d’habitude : les États pétroliers du Golfe, sentant l’imminence du danger, avaient dopé la produ
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Grâce à la guerre en Iran, une pluie de pétrole et de dollars s’abat sur le Guyana
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !