C’est une première pour les forces britanniques, assure le journal de Londres The Telegraph. Lors d’une opération menée dès l’aube, ce dimanche 14 juin, et qui a duré “six heures”, des commandos de la marine britannique et des agents de la National Crime Agency (NCA) ont intercepté le Smyrtos, un pétrolier russe naviguant au sud de l’Angleterre, signale le quotidien conservateur.

“Battant pavillon camerounais”, le navire appartient à “la flotte fantôme russe”, qui circule en toute “impunité” dans le canal de la Manche. Le président russe, Vladimir Poutine, s’en sert “pour écouler du pétrole soumis à des sanctions à travers le monde”, contextualise le Telegraph.

À lire aussi : Carte. Pour se détourner de l’Occident, la Russie mise sur la mer Caspienne

L’opération de dimanche a été ordonnée par le Premier ministre britannique, Keir Starmer. Elle a été menée en “étroite collaboration” avec la France, ajoute le Telegraph en se basant sur une déclaration de la Défense britannique.

“Avertissements”

D’après le quotidien, Londres a été jusqu’ici critiqué pour “pour ne pas être intervenu contre les plus de 200 pétroliers ayant traversé la Manche” depuis le mois de mars et les premiers “avertissements” lancés par le gouvernement britannique à leur encontre.

Sur les images du ministère de la Défense britannique qu’il relaye, le journal identifie “des militaires montant à bord du navire dans l’obscurité en descendant en rappel depuis l’un de [leurs] hélicoptères”. Puis, “une autre vidéo montre des soldats armés procédant à des fouilles dans les cabines du navire, tandis que des agents de la NCA inspectent des documents administratifs”.

À lire aussi : Analyse. De reine des mers à coquille vide, la marine britannique agonise

Le bateau doit être transféré vers un mouillage au large de la côte sud de l’Angleterre et placé sous surveillance. Le 5 juin, il avait quitté le port d’Oust-Louga, à l’ouest de Saint-Pétersbourg, en Russie, affirme le Telegraph, après avoir consulté la plateforme spécialisée MarineTraffic. “Il indiquait Port-Saïd, en Égypte, comme destination”, précise le quotidien.