« On est à l’os », tranche Antoine Petit, qui vient de quitter son poste à la tête du plus grand organisme de recherche français, le CNRS, quand il veut décrire la situation financière de l’organisme. Cette année, il a signé deux missives de mauvaises nouvelles. Le 24 mars, pour des mesures d’économie de 20 millions d’euros. Puis le 8 juin, deux jours avant son départ, pour des « mesures conservatoires » amenant à geler 70 % à 100 % des recrutements et renouvellements de contrats à durée déterminée, selon les types d’enveloppes budgétaires.
« On monte d’un cran dans les inquiétudes budgétaires », estime Boris Gralak, secrétaire général du syndicat majoritaire, le SNCS-FSU. Sa collègue, Christine Buisson, cosecrétaire nationale de Sud-Recherche, a du mal à décrire la situation : « C’est calamiteux, déplorable, catastrophique, dramatique… »
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