C’est bien simple, “il n’y a pas de ville plus facile à adorer que Paris pour un Américain”, annonce d’emblée le professeur et ancien conseiller au département d’État Eliot A. Cohen, dans la revue américaine The Atlantic. Un passage à Paris a su rappeler à l’auteur “pourquoi la relation avec la France mérite qu’on la chérisse, malgré les difficultés”.

Depuis Washington, la revue remonte le temps et revient à l’époque de la révolution américaine, de 1776 à 1783. C’est en partie l’argent français qui a financé la guerre d’indépendance américaine contre la Grande-Bretagne, “ce qui a mis en faillite le gouvernement de Louis XVI et ouvert la voie à la révolution française, qui devait avoir lieu moins de dix ans après la guerre d’indépendance”.

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Et ce sont les troupes françaises qui ont aidé les Américains à se libérer du joug britannique, en fournissant lors de la bataille de Yorktown, dans l’État de Virginie, presque autant d’hommes qu’il y avait de soldats du Nouveau Continent. Le 19 octobre 1781, la Grande-Bretagne était alors vaincue.

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Dans les années qui ont suivi la guerre d’indépendance américaine, les deux pays ne sont pas passés loin de se déclarer ouvertement la guerre, par exemple lorsque “William Tecumseh Sherman [commandant en chef de l’armée des États-Unis] s’est pratiquement vu ordonner d’évincer du Mexique les soldats de Napoléon III”. En revanche, “de nombreux Américains ont encouragé le Paris assiégé pendant la guerre catastrophique opposant la France à la Prusse en 1870-1871”.

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