Un an après le premier sommet africain pour une IA africaine, organisé dans la capitale rwandaise en avril 2025, le Rwanda est placé au premier plan de l’IA for Good Global Summit, événement dédié à l’IA organisé à Genève. Sous l’égide des Nations unies, Paul Kagame a été désigné pour le présider aux côtés de Marc Benioff, PDG de l’entreprise américaine Salesforce.

Lors du discours d’ouverture, le président rwandais a appelé “à un accroissement des investissements dans la jeunesse africaine et dans les capacités en IA, affirmant que le continent a un rôle crucial à jouer dans la construction de l’avenir de l’économie numérique mondiale”, rapporte Tech Review Africa.

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Le choix des mots n’est pas anodin. L’Union africaine, et plus particulièrement son Conseil de paix et de sécurité (CPS), s’est intéressée à la création d’une IA continentale “harmonisée”, écrit Afrik, mais l’objectif reste lointain, qualifié de “techno optimisme” par le groupe de réflexion indépendant Amani Africa.

Car, en l’état, “l’écosystème africain de l’IA dépend déjà d’entreprises américaines, chinoises et européennes, ainsi que de centres de données du Moyen-Orient. Cela fait de l’Afrique un consommateur d’IA importée plutôt qu’un producteur souverain et fiable”, constate ISS Africa.

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