« Brique par brique » : c’est ainsi que le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, espère démanteler la Cour pénale internationale (CPI). Lundi 13 juillet, il a de nouveau lancé une « campagne diplomatique » contre l’institution, créée par un traité adopté en 1998 par 120 Etats pour juger les auteurs de génocide, d’agression, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Dans les colonnes du Wall Street Journal, par un communiqué officiel et dans une vidéo postée sur X, Marco Rubio est monté au front. « A l’heure où nous parlons, la CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays, a-t-il dénoncé. Non pas à coups de balles et de missiles, mais au moyen de statuts, de traités et à la force du droit international. » La campagne de Washington « mobilisera l’ensemble de l’appareil gouvernemental, a-t-il dit, pour paralyser systématiquement la capacité de la CPI à opérer, à cibler des militaires ou des responsables américains ».
En 2020, la CPI a ouvert une enquête sur les crimes présumés des forces américaines en Afghanistan et dans « les prisons secrètes » de la CIA, en Europe. Cette enquête, aujourd’hui en sommeil, avait déjà valu des sanctions à l’ancienne procureure, Fatou Bensouda. C’est toutefois le dossier israélien qui, aujourd’hui, mobilise Washington au premier chef : en 2024, la CPI a émis des mandats d’arrêt contre le premier ministre Benyamin Nétanyahou et son ex-ministre de la défense, Yoav Gallant, pour crimes contre l’humanité commis à Gaza.
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