À trois mois d’élections législatives a priori mal engagées pour le gouvernement de centre droit et son allié d’extrême droite, le Parlement suédois a adopté, lundi 15 juin, deux textes législatifs visant à donner un tour de vis supplémentaire dans la politique migratoire du royaume.

La première, adoptée à une large majorité (302 pour et 44 contre), permet l’expulsion de ressortissants étrangers pour “mauvaise conduite”, résume le site d’information Dagens Arena, tout en donnant la parole à des manifestants rassemblés lundi devant le Parlement.

La liberté d’expression en danger ?

“En langage courant, cette proposition de loi vise à accorder une plus grande importance à la décence générale et à la bonne conduite lors de l’examen du droit d’une personne à résider en Suède”, expliquait le quotidien régional Göteborgs-Posten au moment de sa présentation par le gouvernement en mars dernier.

Désormais, l’Office national des migrations inclura des critères de cet acabit dans sa prise de décision, en complément d’éventuelles peines judiciaires et du danger qu’une personne pourrait faire peser sur “l’ordre public et la sécurité” du pays, clarifiait le journal économique Dagens Industri en avril, pour s’en féliciter.

En revanche, pour Aftonbladet, la notion de bonne conduite est la porte