La ruée sur les ports
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L’épisode 2 sera disponible prochainement.
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Le canal de Panama, artère vitale du commerce mondial et « victime collatérale » de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Chine
Par Eric Albert (Panama City et Colon [Panama], envoyé spécial)Récit« La ruée sur les ports » (2/16). D’un côté, Donald Trump exige – et obtient – le retrait des entreprises chinoises présentes dans les ports du canal de Panama. De l’autre, la Chine réplique en inspectant les navires arborant pavillon panaméen. Entre les deux, un petit pays de 4,5 millions d’habitants qui s’accroche à la « neutralité » du canal.
La scène n’a duré que quelques heures, elle n’a donné lieu à aucune effusion de violence, mais elle a marqué un basculement historique pour le Panama. Dans la matinée du 23 février, une délégation d’une quinzaine de représentants de l’Etat panaméen, d’avocats et de hauts fonctionnaires pénètre dans le port de Balboa, situé à l’embouchure du canal donnant sur le Pacifique, juste à côté de la capitale.
Près d’un mois plus tôt, la Cour suprême du Panama avait déclaré « anticonstitutionnelle » la concession du port accordée à l’entreprise chinoise CK Hutchison depuis 1999. Ce jour-là, la délégation vient mettre à exécution le jugement. Elle prend possession des lieux, de ses 28 grues et de ses quelque 2 000 employés.
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